Accueil / Guide / Rabat / Lieux à visiter à Rabat / La Nécropole de Chellah

 

La Nécropole de Chellah

Par : Tourismorocco | Mar. 20 septembre 2011

Le site de Sala Colonia (Chellah) renferme les vestiges de la première occupation humaine de la région de Rabat au époques historiques. Sa naissance et sont développement ont été favorisés par la présence conjointe de l'oued Bou-Regreg et de l'une des sources les abondantes de la région à l'intérieur même du site.

Attesté à partir du milieu du premier siècles ap. J.-C. dans les sources antiques et sur les monnaies, le topnyme Sala était à la fois attribué à la ville antique et à l'oued Bou Regreg connu également chez Pline l'Ancien du nom de Salat.

A l'époque islamique le nom de Sala est donné à la ville située sur la rive droite (Salé) alors que le site portait le nom de Chellah.

Les origines de la villes sont difficilement saisissables. Il semblerait qu'à l'époque phénicienne, elle ait été choisie comme escale maritime pour les bateaux qui naviguaient le long du littoral atlantique entre Lixus et Mogador. Les traces archéologiques de cette période et de la présence punique dans la région sont très rares et peu claires.

Ce n'est qu'à l'époque maurétanienne que Sala apparaît comme une véritable ville.Ancienne cité romaine à Rabat
Les fouilles y ont dégagé des monuments publics, des temples particulièrement, et du matériel archéologique qui montre que la ville était ouverte sur les circuits du commerce méditerranéen. A la fin de cette période, la ville acquiert son autonomie qui l'autorise à émettre des monnaies en son nom.

A l'époque romaine, le centre monumental de la cité a été en grande partie réaménagé et a connu la construction de nombreux monuments publics : forum, basilique, curie, capitole, etc.

La ville de Sala à l'époque romaine est une cité de frontières. Elle marquait la limité entre la province romaine, La Maurétanie tingitane et les territoires non contrôlés.

Deux camps militaires, l'un sous le cimetière de Sidi Khlifa, et l'autre sur la rive droite du Bou Regreg, la défendaient contre
les tribus hostiles avoisinantes.

Le territoire de la ville était limité par un mur continu qui s'étendait de la côte atlantique à l'oued akreuch. Pour accentuer sa défense, la ville était entourée d'une muraille construite en l'an 144 ap.J.-C.

Les fouilles menée sur le site depuis les années trente du siècle dernier n'ont touché qu'une partie de la cité. Seul le centre monumental avec ses édifices publics et religieux ont pu être reconnus. A l'extérieur, des nécropoles ont été repérées et fouillées dans le secteur de Bab Zaër, et à l'emplacement de l'ancien quartier des potiers.

C'est au début du Vème siècle que la ville semble avoir été évacuée par l'administration et l'armée romaines. Après cette date nous ne savons que peu de choses sur Sala, la ville ne réapparaît en effet qu'à la fin du XIIIème siècle ap.J.-C.

En 1284, le sultan Abou Yakoub Youssef choisit le site pour construire un ensemble funéraire composé d'une mosquée et de quelques mausolées.

Son épouse Oum Al-Izz y sera inhumée et après la mort de ce sultan, sa dépouille y sera transféré. A cette époque, il ne s'agissait que d'un petit ensemble de constructions établies autour de la source de Chellah qui n'atteindra de l'importance que lui connaissons qu'avec le sultan Abou al-Hassan. Celui-ci entreprendra en 1339 la construction de la muraille percée de trois portes, dont la porte monumentale.

Son fils Abou Inan acheva le programme par l'édification d'une madrasa Zaouiya, d'un hammam et d'une hôtellerie et érigea des coupoles richement oruées sur les tombes de ses ancêtres.

Commentaires

 

Rechercher un établissement